Normes de l oms sur l eau potable pdf

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On estime normes de l oms sur l eau potable pdf année à 20 millions le nombre d’infections par le virus de l’hépatite E, à plus de 3,3 millions de cas aigus d’hépatite E1. Le virus de l’hépatite E se transmet par voie fécale-orale, principalement à travers de l’eau contaminée. L’hépatite E sévit partout dans le monde, mais sa prévalence est la plus élevée en Asie de l’Est et du Sud. Un vaccin préventif de l’hépatite E a été mis au point et est homologué en Chine, mais il n’est pas encore disponible ailleurs.

Il en existe au moins 4 types différents: les génotypes 1, 2, 3 et 4. On n’a retrouvé les génotypes 1 et 2 que chez l’être humain. Le virus est excrété dans les selles des sujets infectés et pénètre dans l’organisme humain par les intestins. Il se transmet principalement en buvant de l’eau contaminée. En général, l’infection guérit spontanément en 2 à 6 semaines.

La maladie est courante dans les pays aux ressources limitées ayant un faible accès aux services essentiels d’alimentation en eau, d’assainissement, d’hygiène et de santé. Dans ces régions, la maladie survient à la fois sous forme de flambées épidémiques et de cas sporadiques. Les flambées font en général suite à des périodes de contamination fécale des eaux destinées à la consommation et peuvent toucher plusieurs centaines à plusieurs milliers de personnes. Certaines d’entre elles se sont produites dans des zones de conflits ou d’urgences humanitaires, ainsi que dans des camps de réfugiés ou de personnes déplacées, dans des situations ou l’assainissement et l’approvisionnement en eau sont particulièrement difficiles. On pense aussi que les cas sporadiques sont liés à la contamination de l’eau ou des aliments, mais à une moindre échelle. Dans ces régions les cas sont principalement dus à une infection par le génotype 1 du virus et moins fréquemment par le génotype 2.

Dans les zones où les services d’assainissement et d’approvisionnement en eau sont meilleurs, l’hépatite E est rare et on n’observe que quelques cas sporadiques. Toutefois, la présence de ces anticorps n’implique pas la présence de la maladie ou un risque accru. L’utilité de ces données en épidémiologie est également limitée par les résultats variables, voire sous-optimaux, des tests sérologiques disponibles et par la disparition possible des anticorps avec le temps chez ceux qui ont été exposés au virus. On doit à ce mode de transmission une très grande proportion des cas cliniques de cette maladie. L’ingestion de crustacés crus peut être la source de cas sporadiques dans les zones endémiques. On pense que les sujets infectés commencent à excréter le virus quelques jours avant l’apparition de la maladie et continuent ensuite pendant 3 à 4 semaines.

Dans les zones de forte endémicité, l’infection symptomatique est la plus courante chez les jeunes adultes de 15 à 40 ans. Dans ces régions, bien que l’infection se produise aussi chez les enfants, ceux-ci ne présentent pas de symptômes ou qu’une forme atténuée de la maladie sans ictère qui n’est pas diagnostiquée. Ces symptômes sont souvent impossibles à distinguer de ceux apparaissant au cours d’autres maladies du foie et ils durent en général de 1 à 6 semaines. L’hépatite fulminante est plus fréquente lorsque l’hépatite E survient pendant la grossesse.

Les femmes enceintes, notamment au deuxième et au troisième trimestre, sont exposées à un risque accru d’insuffisance hépatique aiguë, de perte du fœtus et de mortalité. ARN du virus de l’hépatite E dans le sang ou dans les selles, mais il faut alors disposer des moyens d’un laboratoire spécialisé. Ce test est particulièrement important dans les zones où l’hépatite E est rare et dans les cas d’infection chronique par le VHE. Comme la maladie régresse spontanément en général, l’hospitalisation n’est pas indispensable le plus souvent. Elle s’impose cependant dans les cas d’hépatite fulminante et doit être envisagée pour les femmes enceintes présentant des symptômes. Un traitement spécifique à la ribavirine, un médicament antiviral, est utile pour les sujets immunodéprimés atteints d’hépatite E chronique.

On a également employé avec succès l’interféron dans certaines situations spécifiques. OMS pour la sécurité sanitaire des aliments. En 2011 un vaccin recombinant sous-unité pour la prévention de l’infection par le virus de l’hépatite E a été homologué en Chine. Il ne l’a pas encore été dans d’autres pays. L’OMS a également rédigé une note de synthèse en se basant sur l’examen du SAGE:.

Les recommandations de cette note de synthèse sont récapitulées dans la section ci-après intitulée Action de l’OMS. Ce manuel fournit des informations sur l’épidémiologie, les manifestations cliniques et le diagnostic de l’hépatite E. Il donne également des orientations pour aider les autorités sanitaires à riposter à des flambées d’hépatite E. L’OMS reconnaît l’importance de l’hépatite E en tant que problème de santé publique dans de nombreux pays en développement, en particulier dans certains groupes spécifiques de la population comme les femmes enceintes et les personnes vivant dans des camps de réfugiés ou dans des situations de flambée. L’OMS ne fait pas de recommandation sur l’introduction du vaccin dans le cadre des programmes nationaux de vaccination systématique de la population dans les pays où les épidémies ou les cas sporadiques d’hépatite E sont courants.

En revanche, les autorités nationales peuvent décider d’utiliser le vaccin en fonction de l’épidémiologie locale. En raison du manque d’information sur l’innocuité, l’immunogénicité et l’efficacité du vaccin dans les sous-groupes indiqués ci-après, l’OMS ne recommande pas son utilisation systématique chez les enfants âgés de moins de 16 ans, les femmes enceintes, les personnes atteintes d’une affection chronique du foie, les patients en attente d’une transplantation et les voyageurs. Dans certaines situations, notamment en cas de flambée, les risques de morbidité et de mortalité liées à l’hépatite E ou à ses complications sont particulièrement élevés. La position actuelle de l’OMS quant à l’inclusion du vaccin dans les programmes de vaccination systématique ne doit pas exclure son utilisation dans ces situations spécifiques.